Ce dimanche 17 août 2025, le Nyayo National Stadium abritera une affiche inédite aux allures d’une finale du groupe A du Championnat d’Afrique des Nations 2024, entre la République Démocratique du Congo et le Maroc, deux anciens vainqueurs de ce tournoi. La contrainte morale est inévitable pour ce match.
Ex æquo en termes des points, les deux nations les plus titrées de cette compétition (2 titres à chacune) s’affrontent dans le cadre de la quatrième journée de leur groupe. Au regard de l’enjeu, cette rencontre ne peut être qu’une source de pression, mais qui est positivée par Otis Ngoma, sélectionneur des Léopards A’.

“La pression que je peux avoir en tant qu’entraîneur et la pression que mes joueurs ont, je crois que vous ne les percevrez pas dans nos visages. La pression, elle est interne et on a notre façon de voir les choses”, indique Otis Ngoma. “La pression est là. Mais cette pression, on vous dit que c’est la pression qui est positive”, rassure-t-il.
Le contexte particulier de ce duel oblige à s’attendre à tout, car le sort soit des Congolais soit des Marocains sera décidé ce dimanche après les 90 minutes : “On joue un match capital qui va sceller le sort de l’une des équipes, que ce soit marocaine ou la nôtre”, a précisé le sélectionneur de la RDC.
Que faut-il faire en rapport avec cette pression pour ne pas être influencé ? Otis Ngoma, tel un omniprésent, affirme d’abord, que la pression est partagée avant de mentionner le remède pour la surpasser et de montrer l’importance de la pression pour ce genre de match.
“Elle [équipe marocaine, ndlr] a aussi la même pression que nous, le football est comme ça”, soutient le technicien congolais, à lui de poursuivre : “La pression, il faut la maîtriser, la dominer et puis il faut l’avoir en même temps parce que si on l’a pas ce qu’on n’a pas compris que demain c’est une finale qui va se jouer”, indique-t-il.
S’agissant du match de ce dimanche, Otis Ngoma appuyé par son staff “va essayer de gérer”, car “Nous aussi on est imprévisible, si on fait bien les choses [ce dimanche], si nos joueurs ont très bien récupéré… C’est maintenant qu’on commence à se retrouver un petit peu dans une compétition, les corps essaient de s’habituer à ça”, a-t-il expliqué.
Bryan Mpungu El Unico





