Poteaux arrachés, pneus brûlés, archives de l’administration saccagées, bureaux barricadés… Mardi 25 novembre, les agents du ministère des Sports ont manifesté pour dénoncer plusieurs mois arriérés de salaires et les mauvaises conditions du travail.
Ils ont fait irruption au stade Tata Raphaël, où ils ont interrompu une rencontre de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN), en arrachant les poteaux. Ils affirment avoir accumulé des arriérés de salaire depuis plusieurs années. D’après eux, leur salaire s’élève à 60 000 FC.
« Nous exigeons le paiement de nos primes de 13 ans impayées jusqu’à ce jour qui s’élèvent à 60 000 FC par mois. Nous sommes tous pères de famille, parfois, nous manquons de payer la scolarité de nos enfants y compris d’autres charges que nous assumons en tant que responsables », ont-ils déclaré.
En signe de protestation, ces agents ont posé plusieurs actions au stade des Martyrs, tout comme au stade Père Raphaël de la Kethulle.
Ils sollicitent tout de même l’implication personnelle des autorités compétentes afin de décanter la situation pour éviter que le pire n’arrive.
Par contre, un document intitulé “Grille Baremique actualisée des agents et cadres de l’administration du ministère des sports et loisirs de l’exercice budgétaire 2026”, datant du 6 août 2025 et portant la signature de Didier Budimbu, Jean-Pierre Lihau et Adolphe Muzitu, circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux faisant allusion à une augmentation financière des agents et cadres de ce ministère. Vers un dénouement de la situation ?
Moïse Makoro





