Alors qu’ils étaient bras dessus et dessous lors l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine de Handball, Didier Budimbu et Amos Mbayo semblent se jeter dans un bras de fer sans précédent, suite au processus électoral du Comité Olympique Congolais (COC).
Le divorce est consommé, le point de non-retour est probablement déjà franchi, conséquence, une relation visiblement rompue et des tensions palpables entre les deux hommes et leurs disciples respectifs. Au cœur de l’embrouille, les élections du nouveau bureau exécutif du COC.

Il y a quelques jours, le ministre de tutelle avait procédé à “la suspension provisoire de l’Assemblée Générale Ordinaire et les Élections du Comité exécutif” suite à quelques irrégularités annoncées dans ce processus, recommandant alors “la mise en place d’un cadre de concertation avec l’administration des sports et loisirs”.
Mais malheureusement la décision n’a été pas été suivie par le comité sortant du COC et la commission électorale indépendante chargée d’organiser les élections, prenant la charte olympique comme bouclier et soubassement pour outrepasser l’autorité de l’État, et organiser l’Assemblée puis les élections.
Le vendredi 14 novembre 2025, il y a bel et bien eu élection d’un nouveau bureau exécutif du COC dirigé par le candidat unique, Amos Mbayo Kitenge, en présence d’un représentant du Comité International Olympique (CIO).
Pendant la tenue de cette assemblée générale, selon certaines sources, les alentours du Village Venus à N’sele aurait été sous occupation des forces de l’ordre déployées pour empêcher la tenue de cette AGEE malheureusement organisée et consacrant la victoire au président de la Fédération de Handball de la RDC.
Par la suite, après sa brillante réélection (61/65 votants), ce dernier a été appréhendé par les hommes en uniforme, précisément de la Garde Républicaine, selon plusieurs témoignages. Pour les uns, il s’agit d’une arrestation et d’un enlèvement pour les autres. Annoncé au CNS, Amos Mbayo serait conduit plus tard à une destination inconnue, d’après certains confrères.
Tout porte à croire, que cette situation est la conséquence directe au fait de n’avoir pas obtempéré à la décision du ministre de la tutelle, et laisse sous-entendre la dégradation de la relation entre le ministre des sports et le président du Comité National Olympique de la RDC. Que deviendront les athlètes dans ce conflit entre deux partenaires ? Y aura-t-il un rapport de force ?
Bryan Mpungu El Unico





