Situé au cœur de Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba en République Démocratique du Congo, le stade Dominique Diur est habituellement un lieu de fête pour les passionnés de football. Accueillant les rencontres des clubs locaux tels que le CS Manika, l’AS Simba et le FC Blessing, il a cependant vu son ambiance sportive se transformer en champ de bataille depuis le début de la saison.
La rivalité féroce entre l’AS Simba et le CS Manika atteint des sommets, chacun des camps refusant catégoriquement de concéder la moindre défaite. Malheureusement, cette tension s’est traduite par des actions violentes de la part des supporters, qui ont instauré un phénomène inquiétant : des émeutes sur le terrain après chaque résultat décevant.
Le FC St Eloi Lupopo a été la première équipe à subir les conséquences de cette violence, lors de la première journée. Après avoir ouvert le score contre le CS Manika, les supporters, persuadés d’obtenir un nul, ont envahi le terrain en plein match, mettant en danger l’intégrité physique des officiels et joueurs, comme l’illustre l’incident concernant Kashala Wanet, qui a souffert de difficultés respiratoires.
Le même schéma a été observé le 11 novembre lors du match entre l’AS Simba et le TP Mazembe. Alors que le club de Kolwezi menait au score, un penalty en seconde période a permis au club de Lubumbashi d’égaliser. Cette situation, insupportable pour les fans exaltés, a entraîné une nouvelle vague de violence, perturbant la rencontre et menaçant encore une fois les joueurs adverses.
Cette escalade de la violence crée à chaque fois une atmosphère d’angoisse, pour toutes les équipes qui se déplacent à Kolwezi. La question devrait être sérieusement étudiée pour éviter des scènes de chaos.
Les sanctions économiques imposées aux clubs impliqués semblent largement insuffisantes. Des mesures plus strictes et des précautions renforcées s’imposent pour prévenir de futurs incidents et restaurer la sécurité dans les stades.
Patrick Bwere





