Avec un début agité et caractérisé par des forfaits en série, le championnat national de la République Démocratique du Congo va-t-il enfin connaître un dénouement normal cette saison ? C’est la question que tout le monde se pose.
Arrêts brusques, feuilleton interminable de contentieux administratifs, difficultés de déplacement pour certains clubs, arbitrage défaillant, manque de relégation et calendrier chaotique…
Depuis plusieurs saisons, le championnat national bat de l’aile avec des graves dysfonctionnements. Des observateurs du football congolais pointent la mauvaise gestion de l’équipe dirigeante de cette ligue. En fait, elle peine à responsabiliser toutes les équipes.
Une ligue qui se veut sérieuse devrait instaurer des règles claires auxquelles les clubs et autres entités doivent s’y conformer. Or, le championnat congolais semble être géré selon des intérêts personnels, des réseaux d’amitié et des pratiques d’obéissance, au détriment de l’équité sportive.
Certains clubs, incapables de rivaliser en Ligue 1, se retrouvent inscrits malgré de nombreux forfaits. Sans qu’une enquête approfondie soit menée par la ligue. De plus, au XXIe siècle, la ligue permet que le championnat national d’un si grand pays se déroule sur des pelouses en mauvais état et dans des stades impraticables.
Le dernier acte en date de cette gestion chaotique est l’intégration d’un club en cours de saison. L’AS Saint Luc de Kananga a été admis au championnat à la quatrième journée. Bien pire, sans que les raisons ni le règlement de cette intégration ne soient clarifiés. Cela soulève une question cruciale : que va-t-il advenir des quatre matchs déjà joués avant son admission ? Sera-t-il considéré comme ayant perdu ces matchs par forfait ?
Si cette situation perdure, il est à craindre que le football congolais continue de sombrer dans l’incertitude et le désordre.
Patrick Bwere





